Lettre de Mme FROMAGER/FROGER Geneviève

 

 

J’ai passé dix ans au Revest, de 1970 à 1980, à l’école de Dardennes et à l’école primaire qui venait d’être construite. Ces années m’ont permis d’acquérir l’expérience indispensable à la profession d’institutrice.

 

Madame Giraud puis Monsieur Rocchi ont été des directeurs d’école avec lesquels j’ai eu plaisir et bonheur à travailler. La manière dont ils assuraient leur mission au quotidien, par la mise en pratique des principes généreux qui fondent l’école publique, était exemplaire. Je suis certaine que parents et enfants s’en souviennent encore aujourd’hui.

 

Je suis particulièrement reconnaissante à Andrée Sébal qui a accompagné mes années passées dans la classe enfantine de Dardennes. Nous avons partagé des moments difficiles mais aussi de nombreux fous rires. Sa modestie dût-elle en souffrir, je voudrais souligner sa conscience professionnelle, son dévouement et sa gentillesse au service des enfants. Certains de nos élèves ont brillamment réussi et l’un d’entre eux est même devenu premier magistrat du Revest.

 

Lors de mon départ, j’ai regretté mes collègues de l’école primaire, Madame Wicky, Monsieur D’Ollonne, Madame Bertaudon. Je n’ai pas retrouvé dans mon nouveau poste une équipe pédagogique aussi solidaire, aussi efficiente et aussi attachée à faire réussir tous les élèves que celle que je venais de quitter. J’ai souvent regretté le travail que j’effectuais avec mes collègues, travail pas toujours facile, mais qui se faisait au moins dans la bonne humeur !

 

Il m’arrive parfois de revenir au Revest. Les paysages en sont toujours aussi beaux ! Je revois les écoles où j’ai passé les jeunes années de ma carrière. J’entends les cris des enfants. Je retrouve dans ma mémoire les frimousses des petits garçons et des petites filles qui m’ont apporté tant de joie, sans le vouloir, simplement par leur présence, leurs efforts quotidiens, leurs succès nombreux et leurs sourires. Qu’ils soient ici remerciés. Ils sont adultes maintenant, beaucoup sont à leur tour des parents d’élèves. Mais ils restent un peu mes enfants.

 

Ils ont emporté une part de mon cœur… à jamais.

 

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