Simon Segal,

A Toulon, de 1926 à 1933

        1926-1933 : C’est la période toulonnaise du peintre. Simon Segal mène une vie libre, pauvre et indépendante. Il noue des amitiés avec les poètes Léon Vérane, Philippe Chabaneix, Vincent Muselli, les peintres José Mange, André Marchand, Maurice Savin , qui fréquentent comme lui le « Trident », foyer de décentralisation artistique fondé par Bruno Bassano, où est exposée et défendue « la bonne peinture ». Sur les mêmes cimaises, les œuvres de Segal voisinent avec celles de Picasso, Miro, Juan Gris, Utrillo, Othon Friesz, Derain, Savin et André Marchand que Bassano découvre après Simon Segal.

Entre Simon Segal et Bassano (qui le premier achète les toiles du peintre) une amitié est née qui durera à travers le temps. Segal a trouvé en Bassano un défenseur fidèle, comme Modigliani en Zborowsky.
            Les Toulonnais sont surpris par la peinture de Simon Segal, mais les premiers acheteurs se manifestent. En peu de temps, Segal devient « l’enfant terrible » et chéri de la vieille cité maritime. Les toiles de cette époque expriment son tempérament ardent et fougueux ; « Le Fou » dont une variante se trouve dans une collection particulière d’Irlande, l’autre en Tchécoslovaquie ; « L’Ane » collection de M. Echevin ; « L’Homme à l’Acordéon », etc. Durant la dernière année de son séjour en Provence, il s’impose la discipline cézannienne : construction rigoureuse, volumes colorés.

En 1933, il revient à Paris.

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